Parfum d'automne
AUTOMNE
Il restait là, en contemplation devant cet horizon tourmenté, comme attiré par les rouleaux dont l’écume grisailleuse, diffuse, embrumait ses pensées.
des formes sur l'eau
paillettes de souvenirs
en reflets solaires
avec elles au gré du vent
tu t'éloignes me reviens
Ce début d’automne, présent dans les buissons roux, tristes témoins clairsemés d’un été joyeux, lui renvoyait son image : un corps qui s'abandonne aux heures à perdre.
les ombres se tintent
de roux sans toi je les compte
des yeux les ridules
creusées par l'eau dans le sable
pour combien de temps encore ?
Les rêves d’autrefois roulaient avec la houle dans sa mémoire. ELLE, Il ne voyait qu’ ELLE : dans les nuages, dans l’échappée de bleu que le ciel, comme vainqueur de l’orage imminent, laissait deviner ça et là
Sourire du ciel
emmitouflé de nocturne
l' arc en ciel soudain
traverse l'immensité
que de reflets dans tes mèches !
Il l’entendait dans le ressac des vagues projetées sur les rocs, les soupirs de son fidèle compagnon qu’elle lui avait ramené un jour en riant « regarde, il a la couleur de mes cheveux, il m’a choisie mais je te le donne pour que tu penses chaque jour à moi ». Elle s’était envolée avec les dernières lueurs du soleil d’été…
Des lumières rousses
dansent ce soir sur la mer
silencieusement
fouler le sable pieds nus
comme autrefois avec toi
Les effluves d’iode renvoyés par un vent de plus en plus menaçant aujourd’hui, le ramenaient toujours sur ce bord de mer où ils s’étaient retrouvés. Un peu de son parfum y flottait encore. Et il le respirait…
SIDO
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