•  Page après page

     

                                                  

    l' hiver en été
    nos saisons perdent le nord
    entre pluie soleil
    mon humeur curieusement
    joue la fièvre printanière


    bleu vif lumineux
    du carnet de  rendez-vous 
    la page s'écrit
    aura - t- elle même teinte
    quand s'en iront les cigales

                                                 

    soleil dans la mer
    les flots ondulent embrasés
    sous un rouge ardent
    ô vivre encore et encore     Page après page
    la volupté de l'instant

    en douceur s'éteignent
    les vagues avec le jour
    l'écume assombrie
    entre nos doigts disparaît
    aussi quelques grains de sable


    des bancs désertés
    humides sous les embruns
    cette fin d'été
    le vent froid sur nos visages
    lance des gouttes piquantes

    rafales puissantes
    un coup sec au claquement
    brutal d'une porte           Page après page
    faisant frémir sur la table
    les vieilles lettres d'amour               

                                                   

    Au seuil de l'hiver
    des restes d'ocre et de roux
    sur le chemin pris
    je ne sais comment décrire
    de mes pas la danse folle

     

     

     

    SIDO
    30/12/2016
     

     


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                                       De sentiers en sentiers...

    Sentiers au soleil
    sans grosses aspérités
    ralentir le pas
    pour apprécier le suivant
    quelques cailloux ici là

    la marche est joyeuse
    à l'écoute du printemps
    dans les nids les haies
    autant que l'air au visage
    légèreté du silence
     



    au fil des saisons
    des  parcours accidentés
    les premiers obstacles
    franchis avec l'insouciance
    de la jeunesse qui va

     

    craintes doute aussi
    j'ai retrouvé la clairière
    entre ombre et clarté
    avancer dans la saison
    sur les chemins rocailleux


    murs en pierres sèches  De sentiers en sentiers...
    pour colonie de broussailles
    serait ce limites
    ce rempart est bien fragile
    aux volontés du marcheur 

     

    le champs devant moi
    brumeux d' un nouvel automne
    clôture barrière
    endommagés par l'orage
    presser le pas en silence

     

     

     


    sol de plus en plus
    incertain vers la lumière
    le soleil décline
    faire mentir l'impossible
    le printemps toujours en tête

     

    SIDO

     

     

     


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  •  

    Parfum d'Argentine 
    au rythme du danseur glisse 
    le papillon noir
    grisée 
    contre lui se presse 
    rouge fleur  épanouie

                                       

    Rouge, noir, sur un air argentin

    sur le parquet clair 
    corps contre corps accordé
    où finit le songe
    dans les reflets de lumière
    les rouge et noir confondus

     

    mouettes tournant
    sur des notes échappées
    couleur nuit du ciel
    jusque dans des mains serrées 
    sur un tissu noir froissé



    qui d'autre peut dire
    ce que suscite la vue
    d'un départ en mer
    passerelle remontée
    encor visible un point rouge

    le vent dans la nuit
    valse en compagnie du diable
    un châle s'envole  
    dans un tournoiement d'automne
    aux pieds d'un homme immobile                         

    Rouge, noir, sur un air argentin



     

     

     

     

     

     

     

     


    Dans le cadre d' une écriture à plusieurs mains sur le thème du tango ces tanka sont repris de ma participation ; j' en ai modifié certains ici,  afin de les adapter à cet enchaînement personnel isolé

     

    SIDO

     


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  • Le vent levé chasse

    les traînées blanches d'hier

    vaisseaux si légers

    délestés dans leur voyage

    des fardeaux de l'inutile

     

    vers où iront-ils

    ces aventuriers  du ciel

    perdus dans les feux

    d'un soir les brillants des nuits 

    voudront-ils reprendre route

    Une escale

     

    courte leur escale

    sur les vagues apaisées

    de mes rêveries -

    l'aube violine s'agite

    chahutant mes souvenirs

     

    SIDO

     

     


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  •  

    Matin tout en gris   Brume
    au dessus des cheminées
    nuages de brume
    en suspens- se fait attendre
    la brise - en aveugle aller  

     

    j'ai longtemps suivi
    dans les volutes grisâtres
    le fleuve sans fin
    sur ses eaux sombres voyagent
    les feuilles de mes pensées

     

     

     

    Petite  suite de...Brumesilence des pas
    dans les allées de cyprès
    endeuillés aux cimes  
    les souvenirs se succèdent
    enrobés d'un voile opaque

    poussée par le vent
    la brume trace sa route 
    je l'observe inquiète
    en s'éloignant elle laisse
    sur moi des pans de manteau 




     

    peu à peu l'azur
    malgré  l'écharpe légèreBrume
    ceinturant  les arbres
    enfin pouvoir avec lui
    choisir autre garde-robe  
       

     

     

     

     

     

          SIDO

     

     

     


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