• POUSSIERES D'ECUME AUX YEUX

    Il s'en est allé, paisible, dans le paradis blanc

     

     

     

    En peintre je peux
    calmer  les eaux tourmentées
    faire de la lune
    un soleil éblouissant
    pour toi je suis sans pouvoir

     

    sans répit le vent
    tempête dans mes oreilles
    en saccades sourdes
    ce qui n'a plus rien du chant
    roule bruyant dans ta gorge

     

    La pluie tout le jour
    dehors le printemps sourit
    aux arbres en fleurs
    des gouttes sur mon visage
    ton regard fixant le mien

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    des fragments d'étoiles
    sertis dans ce ciel nocturne
    immobiliser
    la lumière avec ce souffle
    en cet instant apaisé

     

    A nouveau le vent
    des poussières soulevées
    me piquent les yeux
    celles dispersées sur l'eau
    me reviennent sur le coeur

     

    pour ne pas pleurer
    pour ne pas crier écrire
    au réel des signes
    garder en noir sur la page
    ce tout de toi en allé

     

     

    SIDO

    « Coule le temps : tanka-proseUne escale »

    Tags Tags : , , , , ,
  • Commentaires

    1
    Mardi 26 Avril 2016 à 11:22

    Des mots si émouvants pour dire ta peine,

    tellement beau aussi...

    Reste comme tu le dis "l'écume des jours"...si frêle et si fragile...

    Que la" lumière "qui brille sur cette dentelle de mer t'apporte le réconfort pour vivre demain!

    *******************

     

    Rien n'est simple!
    Il n'y a pas de normes!

    Quand les grands départs entrent dans nos vies,

    les mots que l'on prononce sont ceux de l'espérance...
    Pourtant dans le noir,
    Surgit l'enfer du doute,
    La nuit de l'absence,
    Les vertiges du néant!
    Entre ombre et lumière
    Surgit un méli-mélo de mots
    Peinturluré aux nuances des émotions!
     
    ******************

    J’ai écrit ton nom…
    J’ai écrit ton nom sur le sable,
    Mais la vague l’a effacé.
    J’ai gravé ton nom sur un arbre,
    Mais l’écorce est tombée.
    J’ai incrusté ton nom dans le marbre,
    Mais la pierre a cassé.
    J’ai enfoui ton nom dans mon cœur,
    Et le temps l’a gardé.

    Anonyme

     
     
    2
    Mercredi 27 Avril 2016 à 18:29

    Je suis triste à la lecture de ce si beau poème en pensant à ton chagrin. De ceux qui nous ont quittés, reste le souvenir dans nos coeurs pour que demeure encore leur présence si précieuse.

    3
    Quichottine
    Jeudi 28 Avril 2016 à 12:00

    Que dire ?

    Les mots le plus souvent sont vains lorsque la peine est si grande.

    Écris, écris... C'est un don que tu as de pouvoir dire ta peine, la crier dans tes lignes...

    Écrire, c'est vivre et faire vivre encore.

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :