• Que vienne la pluie

    elle seule peut noyer

    ce qui traîne en tête

    mais le vent tournoie rapporte

    les sept années déchirées

     

     

    Le vent en rafales

    siffle jusque qu'à l'intérieur

    les pensées chahutent

    que je voudrais étouffer -

    par l'écriture peut-être

     

    Sur moi la bruine

    changeant la couleur des mots  

    le vent sournois cède

    fait silence sur cet autre

    que trouble douce la pluie

     

     

    SIDOfev.2020


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  • Saison : un haïsha

     

    SIDO


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  • A la découverte des parcs  forestiers ouest canadiens

    Impression en tanka suite

     

     

    La  "cathédral grove"

     

    Forêt de géants

    là haut des colonies

    de cimes empiètent

    sur l'espace du voisin

    si lointain aux yeux le ciel

     

    Dans la canopée

    parfois une brise pousse

    un carré d'azur

    cou tendu tête dressée

    un promeneur à l'arrêt

     

    Le chemin se perd

    entre les troncs les racines

    dédale complexe

    hésiter s'aventurer

    vers une incertaine issue

     

    Couverture verte

    la moiteur l'humidité

    fait suer les feuilles

    sur les pelures de Thuja

    polypores en renaissance

     

    pendules de mousses

    au creux d'une branche morte

    des pas silencieux

    sous la voûte en cathédrale

    l'invité des lieux s'avance

     

    Orage tempêtes

    couchent des sapins Douglas

    fougères en veille

    lichens baies rouges mêlés

    dans leurs blessures ouvertes

     

    Nul ne vient troubler

    ce cimetière vivant

    foisonnant d'humus

    les géants de la forêt

    ici meurent ils vraiment

     

     

     

     

    SIDO  ( sept 2019 ) 

     

     

     


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  • Une petite suite sur un thème nostalgique

     

     

    Des oiseaux paisibles

    à la surface de l'eau

    un battement d'ailes

    quel ciel inconnu attire

    celui que cherchent mes yeux

     

    Remous sur le sable

    nuages effilochés

    à peine une trace

    l'absence n' efface pas

    ce que mes yeux voient encore

     

    Dans un coin du port

    deux vieux voiliers amarrés

    maintenus comme eux

    à l'ancre des doigts mêlés

    ont défilé les saisons !

     

    Au jour déclinant

    sur les traces du soleil

    courent les nuages

    sans crainte de l'aventure

    sans moi tu les as suivis

     

    Silence habité

    dans le murmure des vagues

    l'écho des pensées

    quelques froissements d'écume

    toute ensoleillée d'antan

     

     

    SIDO

     

     


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  •  

     

    Il y a des jours
    à regretter son pinceau -
    les yeux s'écarquillent

     

     

    Une photo , une impression en haïku et tanka

     

    ##

     

    Matin d'un voyage
    assoiffé de rêves neufs
    l'esprit sent l'urgence
    partir, partir vers l'ailleurs
    regard accroché au ciel

     

    SIDO


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